Live report du concert à Robin
Après de multiples négociations de toutes les gueules cassées pour être là en ce 22 décembre, nous voilà donc le jour tant attendu du concert. Qui plus est celui-là se déroule dans le collège où nous avons tous posé nos fesses sur les bancs et laissé quelques traces sur les bureaux, les murs, et peut-être même les toilettes. Qui n'a d'ailleurs jamais remarqué le célèbre « Punk is dead » au fond de la salle de perm, oeuvre du batteur fou ?
Nous voilà donc revenu dans ce lieu de pèlerinage avec le cloître qui allait servir de ring, avec une grande estrade pour les plus beaux. Et après une longue installation de 10h30 à 11h30 et des balances qui se révéleront inutiles, nous sommes obligés de déplacer tout le matériel,ce qui nous enchante peu. Après avoir décidé des ordres de passage avec les autres groupes, nous partons nous restaurer d'un ptit sandwich, avec notre invité de luxe Guy Taréro, dans une boutique qui me rappelle aussi fortement mes années collège. Retour ensuite à Robin pour remettre le matos en place.
Puis vers 14h, c'est parti pour ½h de folie. Il y a du monde, l'ambiance est bonne dès le premier morceau, le célebrissime "Hey Ho Let's go", nous trois commençons à bien bouger mais le son ne suit pas (micro pas assez fort, ampli guitare déréglé,un Larsen de basse désagréable...). On passe aussi "Potentielle" comme cela, mi-figue mi-raisin. Puis quand tous ces petits soucis sont réglés grâce à un Guy Taréro aux commandes, le Marco, lors d'un saut, magistral d'ailleurs, casse une corde. Le temps de trouver une autre guitare et après un ptit intermède du Batteur Fou et du ba(ss/pt)iste, on enchaîne avec trois compos: "Punk is Dead" puis le funky "Tuez les vaches" et le tout neuf "No price". Le public reste un peu statique après ces évènements (il faut dire que nous sommes aussi un peu déboussolé) malgré quelques adeptes derrière qu'on entend crier. Le temps passe vite apparemment, on a le droit encore un morceau, ce sera donc "We don't need no education" des Pink Floyd, bien adapté à l'endroit (et tant pis, on entendra pas "Fight for your right"). Et accompagné de Guy, nous finissons donc ce set avec des spectateurs apparemment connaisseurs de cet hymne, qui a valu à Marc d'aimables remarques d'une prof tout aussi sympathique. Le temps pour nous de tout ranger et me voilà reparti en express.
Finalement ce concert, grandement attendu par tout le groupe, a été plutôt mitigé mais cela restera, je pense, tout de même une forte expérience !